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Une réponse aux plus grands défis du Brexit pour les e-commerçants internationaux

Du fait du Brexit, les ventes vers et depuis le Royaume-Uni font l’objet de nouvelles restrictions et de frais intrarégionaux supplémentaires. Cet article présente les tenants et aboutissants pour les marchands britanniques et européens et cinq solutions vers lesquelles ils peuvent se tourner pour faire face à ces nouvelles mesures.

En quelques mots

Le Brexit est derrière nous, nous sommes en pleine pandémie et de nombreuses choses nous attendent encore. Une multitude de changements se profilent pour les e-commerçants internationaux. Cependant nous avons également vu le e-commerce exploser depuis la pandémie. Chez Worldline, nous sommes là pour aider les marchands à exploiter les opportunités qui vont se présenter pour le e-commerce et à développer leur activité à l’international.

Quoi de neuf pour les marchands britanniques et européens ?

Pour découvrir l’impact du Brexit sur les marchands, nous avons demandé à Grégoire Hivert de Termont, Directeur France, et Ahron Van Drunen, Pricing Performance & Optimization Manager, Merchant Services, de mettre en lumière ce que les e-commerçants doivent impérativement savoir sur l’après-Brexit.

Grégoire Hivert de Termont

« Depuis le 1er janvier, les marchands européens qui vendent au Royaume-Uni doivent ajouter 20 % à leurs marchandises coûtant moins de 135 £ (soit 156 ) pour compenser la TVA facturée au point de vente.

De leur côté, les commerces situés en Grande-Bretagne qui importent ou exportent des marchandises européennes devront obtenir un Numéro d’enregistrement et d’identification des opérateurs économiques (EORI) auprès de leur gouvernement. »

Outre les différents frais de douane et la TVA, les frais interbancaires que l’on connaît déjà seront révisés, notamment pour les transactions provenant du Royaume-Uni traitées dans l’EEE.

Ahron Van Drunen

« Mastercard a annoncé que ses frais interbancaires intrarégionaux allaient être plus de cinq fois plus élevés pour les achats en lignes réalisés par des titulaires de carte britanniques auprès de commerces européens. À partir d’octobre 2021, ces frais passeront de 0,2 % pour les cartes de débit et de 0,3 % pour les cartes de crédit à 1,15 % et 1,5 % respectivement. Ils seront alignés aux plafonds déjà existants pour les marchands européens.

Bien que cela pourrait décourager les commerces à cibler le Royaume-Uni, il est important qu’ils ne perdent pas de vue l’opportunité commerciale que ce pays représente. Les consommateurs britanniques aiment clairement acheter à l’international, et l’adoption du e-commerce n’a fait que renforcer cette tendance. »

En 2019, il a été rapporté que pas moins de 75 % des acheteurs britanniques en ligne se tournaient vers des détaillants et des marketplaces outre-Manche ; en 2020, ces ventes ont augmenté de 57 %.

Ahron poursuit

« Au vu de la réceptivité et de la viabilité du marché, les commerçants européens ne devraient pas tirer un trait sur les opérations au Royaume-Uni à cause de la hausse des coûts du traitement des transactions et de la logistique. Nous les encourageons également à évaluer l’impact de l’évolution de ces frais sur leurs transactions et à voir si d’autres alternatives telles qu’une stratégie de localisation et un processus dit de ‘like for like’ ne pourraient pas réduire l’impact de cette hausse des frais. »

Cinq stratégies que les marchands peuvent utiliser pour gérer leurs transactions internationales en ligne post-Brexit

  1. Opter pour une stratégie de localisation

    Une transaction sur cinq n’aboutit jamais, souvent parce que le moyen de paiement préféré des clients n’est pas proposé. Comme les préférences en matière de paiement varient d'une région à l'autre, les marchands doivent continuellement revoir les moyens de paiement et les devises qu’ils proposent pour s’assurer qu’ils ciblent efficacement les clients internationaux.

    Le Royaume-Uni privilégie par exemple les paiements par carte et via PayPal, mais l’option Buy Now, Pay Later gagne également en popularité. Côté européen, les consommateurs néerlandais aiment faire des achats en ligne via les virements bancaires iDEAL. En Belgique et en France, les acheteurs préfèrent les cartes domestiques comme Bancontact ou Cartes Bancaires.

    Pour répondre aux besoins d’une large clientèle, les marchands doivent donc tenir compte de la zone géographique des clients, et des moyens de paiement qui y sont les plus populaires. En collaborant avec un prestataire de services de paiement international, ils peuvent offrir les moyens de paiement adaptés à l’étape du paiement et s’attendre à une hausse de leur taux de conversion.

     

  2. Mettre en place une procédure efficace de diminution des rétrofacturations
     

    Lorsque l’on sait que les rétrofacturations coûtent au marchand moyen 1,47 % de ses revenues, il est impératif de mettre des mesures en place pour éviter des réclamations inutiles aux premiers jours du Brexit. Dans les faits, il nous a déjà été rapporté que les marchands enregistraient plus de rétrofacturations à cause de l’allongement des délais de livraison, alors que leurs marchandises sont bloquées à la frontière britannique.

    Pour éviter ces mésaventures, nous conseillons aux marchands de :
    ☑ communiquer avec transparence sur les conséquences que le Brexit devrait avoir sur les achats transfrontaliers en ligne
    ☑ fournir des informations de suivi pour que les clients restent informés sur leur livraison
    ☑ répondre rapidement aux demandes des clients concernant leur achat
    ☑ afficher clairement sur leur site web leurs Conditions générales de vente et des informations sur leur procédure de remboursement.

    En étant proactifs, les marchands conserveront une clientèle satisfaite et réduiront les demandes de rétrofacturation.
     

  3. Profiter d'un système de facturation unidirectionnel

    Si ce n’est pas encore le cas, les marchands plus importants peuvent également envisager de profiter du fait que les frais ne sont facturés que dans un sens s’ils établissent une entité au Royaume-Uni. Ils peuvent ainsi éviter ces frais, moyennant, bien sûr, un investissement initial conséquent.

    En outre, les frais ‘card present’ restent inchangés. Les acheteurs qui choisissent d'aller récupérer leur achat en magasin et de le payer sur place feront donc l’objet de frais inférieurs, à savoir 0,30 % pour les cartes de crédit et 0,20 % pour les cartes de débit. Ce système vaut uniquement pour les marchands plus importants qui ont des magasins physiques au Royaume-Uni.

     

  4. Se préparer aux réglementations

    Au vu de tous ces changements, il est important que les marchands ne se fassent pas surprendre par d’autres réglementations à venir. La plus imminente d’entre elle, la DSP2, entre progressivement en vigueur depuis janvier 2018, pour mettre en place une mesure de sécurité supplémentaire, l’authentification forte des clients (SCA). Les marchands européens avaient jusqu’au 31 décembre 2020 pour s’y conformer, tandis que la mesure sera pleinement appliquée pour les marchands britanniques à partir du 14 septembre 2021.

    Pour en savoir plus sur les exigences en matière d’authentification forte des clients, n’hésitez pas à consulter notre guide sur la DSP2/3DSv2, ou à nous contacter pour découvrir comment nous pouvons vous aider dans vos démarches de conformité.
     
  5. N’oubliez pas : vous n’êtes pas seul


    Nous savons que les changements occasionnés par le Brexit peuvent entraîner de la confusion. Voilà pourquoi nous souhaitons être plus qu’un prestataire de services de paiement. Nous sommes un partenaire qui répond à vos questions et qui vous explique les règles, réglementations et frais liés aux paiements au fur et à mesure qu’ils apparaissent.

    Pour plus d’assistance au sujet des frais de douane, nous recommandons également de collaborer avec un avocat ou une entreprise spécialisée dans ce domaine. Cela épargnera aux marchands de nombreux casse-têtes, tout en leur permettant de poursuivre leurs opérations vers et depuis le Royaume-Uni, malgré le Brexit.

Habib Ansari, Directeur Royaume-Uni

« La SCA crée des frictions qui réduisent le risque de fraude, mais pas assez pour perdre des clients. La SCA permet aux entreprises en croissance d'innover et de mieux contrôler leurs données. Collaborer avec un partenaire tel que Worldline permet de conserver un taux d’autorisation élevé pendant cette transition.

Les marchands britanniques et les marchands européens qui ne sont pas encore en règle doivent impérativement faire le nécessaire pour se conformer à la SCA le plus tôt possible, sans quoi ils risqueraient de se voir de plus en plus refuser par les émetteurs européens et de devoir payer de lourdes amendes pour non-conformité. »

Comment pouvons-nous vous aider ?

Chez Worldline, nous avons l’intime ambition d’optimiser la performance des paiements en ligne de nos marchands. Pour ce faire, nous investissons sans cesse dans notre plateforme technologique afin de garantir des taux de conversion optimaux, proposer de nouveaux canaux commerciaux et présenter différents moyens de paiement et devises. Afin de gérer le risque de fraude, nos outils de détection de pointe et nos experts régionaux peuvent vous aider à élaborer, mettre en place et gérer une stratégie sur mesure pour votre entreprise.

Nous sommes également là pour aider les marchands qui souhaitent mieux comprendre la hausse des frais de transaction, les moyens de paiement locaux, la rétrofacturation, la fraude, les taux d’autorisation et d’autres complications que la sortie du Royaume-Uni de l’UE peut entraîner.

Chaque marchand a des besoins spécifiques selon sa situation. Si vous souhaitez bénéficier d’un accompagnement plus approfondi pour optimiser votre activité à l’international dans les prochains mois ...

n’hésitez pas à nous contacter


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